The Mask

Rappelons nous le fameux costume jaune

Souvenirs, Souvenirs. 1994. Jim Carrey. Du vert. Cameron Diaz. Et un chien. Et du cartoon années 50 à la Tex Avery. Si vous êtes de ma génération, tout cela devrait rappeler des souvenirs d’enfance enfouis bien loins. Après Yes Man lors de la rétrospective Jim Carrey à la Cinémathèque, j’ai ressorti l’un des films qui a bercé mon enfance, pour mon plus grand plaisir.

Stanley Ipkiss est un type ordinaire. Il fait le boulot qu’on essaie tous d’éviter mais qu’on finit tous par faire un jour ou l’autre. Il est employé de banque (j’ai bien l’impression que c’est un rôle très récurrent de Jim Carrey). Il est le gentil looser qu’on a tous été. Sympathique, sincère, mais toujours à côté de la plaque. Après ce qui doit être une des pires soirées de sa vie, il tombe sur un masque aux pouvoirs mystérieux.

En quelques secondes, il devient un autre personnage. Exubérant, prêt à tout, confiant, The Mask est à l’opposé de la vie de Ipkiss. Et pourtant, la thématique du masque est bien plus profonde que cela. Bien évidemment, le film est très conventionnel, et après les frasques du Mask, on comprendra que ce n’était qu’une partie d’Ipkiss enfin dévoilée au grand jour.

I Love You

Ici le masque agit comme un révélateur. Au lieu de changer de personne, de se dissimuler derrière quelque chose, Ipkiss se dévoile au grand jour. Il fait ressortir ses pulsions les plus profondes. Il veut épater les gens, toujours avec classe et gentillesse. Il est ce grand romantique capable d’un coup de se mettre à danser le plus chaud des tango avec une Cameron Diaz au pinacle de sa beauté. Et nous voyons cette confiance prendre pied petit à petit sur le vrai Ipkiss qui réalise les possibles qui s’ouvrent à lui.

Cameron Diaz Cameron Diaz Cameron Diaz

Le cartoon burlesque est un élément essentiel du film. Ce conte est d’autant plus vrai qu’il est intemporel. Dans une ville fictive, mélange de mégalopole – la pollution est déjà une préoccupation – et de ville de dessins animés, l’esthétique du film emprunte énormément à l’œuvre de Tex Avery. Détails visuels, tels la voiture ou la porte du coffre de la banque, mais également toutes les pitreries du Mask qui rappellent souvent les personnages de cartoon.

The Mask reste bien évidemment un film formaté et traditionnel qui respecte toutes les exigences du cinéma hollywoodien, mais son esthétisme et son histoire plus profonde que l’on ne pourrait le croire lui confère un caractère très particulier dans la comédie américaine des années 90. Dans certaines situations, il semblerait qu’il n’y ait qu’un pas entre le Mask et l’inversion des valeurs. Mais rien que la présence de Cameron Diaz dans son premier grand rôle devrait vous décider à voir ou revoir ce classique.

S’il ne vous reste pas une vieille VHS du Mask (amazon)

Publicités

2 Commentaires

Classé dans Cinema, Comédie Américaine

2 réponses à “The Mask

  1. Pingback: Ace Ventura Pet Detective « No Stat Geek

  2. Pingback: I Love You Phillip Morris « No Stat Geek

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s