Logement : Aucun Changement

Pour une fois, pas de résumé de Lost ou de critique de Jim Carrey. Un bon vieux coup de gueule. A l’ancienne. Pour un problème qui touche toujours autant de personnes et qu’on refuse de régler.

Tous ceux qui ont un jour cherché un logement à Paris le savent. C’est la galère. Des offres pas si nombreuses. Des demandeurs par centaines. Des propriétaires de plus en plus frigides. Et des loyers de plus en plus cher. Régulièrement le jeune change d’appartement (il étudie, grandit, se trouve une coloc, se met en ménage, gagne un meilleur salaire, il bouge quoi) et à chaque fois, le problème revient. Comment dégoter un p*t**n d’appart à Paris ? (Ne voyez ici aucune discrimination, j’ai grandi à Paris et donc j’ai un certain tropisme. Mais les autres grandes villes connaissent pour la plupart la même situation).


Bêtement, on pourrait se dire que la crise de l’immobilier va changer les choses. Rendre les appartements plus abordables à l’achat et par là faire diminuer le prix des locations. On se trompe. Ce qui compte vraiment, et on le comprend rapidement, c’est la demande, et elle n’est pas prêt de faiblir. Avec un studio à Paris, un propriétaire peut aujourd’hui aller jusqu’à 8-9% de rentabilité (son loyer par rapport au prix global de l’achat), et vu la tête des marchés financiers ces derniers temps, c’est un peu une aubaine.


Bien évidemment, tous les propriétaires ne sont pas des méchants voleurs. Mais cette crise du logement est significative dans les personnes qu’elle touche. Premièrement, ce sont des gens n’ayant pas les moyens ou la possibilité d’investir (on ne prend pas des crédits sur 25 ans avec les coûts de notaires et ainsi de suite si on est sur de revendre de suite). Deuxièmement, ce sont principalement des jeunes. Ils démarrent dans la vie active, n’ont pas encore la stabilité d’une famille et sont donc obligés de payer les hausses de loyers à répétition. Troisièmement, ils ne sont pas si pauvres. Le logement social à Paris est quasi nul voire inexistant. Les aides sont nombreuses, mais les demandeurs encore plus. Ceux qui sont vraiment au pied du mur sont donc ceux que l’on nomme de manière large, de classe moyenne.

Petite définition. Ils ont un emploi. Souvent cadres et/ou employés qualifiés. Ils sont en général assez jeune. Vivant seul ou en couple, sans enfants. Ils travaillent dans de grandes villes et ont donc souvent un revenu en conséquence. Mais pas suffisant non plus. Ils sont des revenus au delà de la moyenne française, mais pas assez pour être dans les plus favorisés.

Jeune, démarrant dans la vie. Pas toujours de garant ou d’économies accumulées. Il est alors difficile de demander un crédit pour acheter un appartement (aussi rarement envie de se poser, et les contraintes de l’investissement locatifs sont mine de rien assez lourdes).  Reste la location. Mais à quel prix ?

Je recherche moi-même un appartement sur Paris. Ne vous inquiétez pas, j’ai un dossier assez solide (bien qu’il est déjà été refusé). Et je ne dors pas sous les ponts. Mais pour ceux qui n’ont jamais vécu cela, je vous jure, l’appart à Paris est une recherche perpétuelle et exténuante.

Se plaindre, c’est bien ça fait français. Que faudrait-il faire me direz vous.

1. On peut imaginer de meilleures solutions concernant les garants. Sans garant à Paris vous êtes cuits. Et un garant, ça ne tombe pas du ciel. Accorder une priorité basée principalement sur le fait que vous êtes « bien né » est tout de même assez rageant. Il existe des solutions alternatives (LocaPass, GRL), mais il faudrait revoir le système au niveau national, avec en particulier des garanties étendues pour les jeunes travailleurs ou autres.

2. L’encadrement des loyers. Je n’ai rien contre le marché. Il n’est cependant pas normal de voir des loyers dépasser toutes les barrières pour une simple question de demande. Cela va bien à l’encontre des discours qui ont eu lieu après la crise. Comment voulez-vous lutter contre la spéculation immobilière et les bulles qui en découlent si vous donnez des rendements aussi grands aux propriétaires ? Cela n’a aucun sens.

3. La construction de nouveaux logements. Il faut tout de même se rendre à l’évidence que le nombre de logements est trop faible. Sans réquisitionner tout et n’importe quoi, c’est à la mairie de mettre en place des plans d’urbanisation et de logements (aide à la construction privée, logement social). En cassant parfois, mais cela ne pose pas toujours problème.

Coup de gueule terminé. Bon Week-End

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Classé dans coup de gueule, ma vie

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