I Love You Phillip Morris

L'affiche américaine (sobre)

Ma série Jim Carrey devait atteindre son but, voir le dernier en date. Je reprendrai mes critiques sur les anciens films plus tard. Pour le moment, évoquons une comédie bien charmante…

Steven Russel est un sacré loustic. Brave protestant américain de Géorgie, il déménage au Texas avec sa femme Debbie, une dévote insupportable. Le carcan social sud américain des années 70 l’empêche cependant d’affirmer sa véritable identité : il est gay.

Après un grave accident, il décide de vivre au grand jour. Il quitte sa femme et devient un homosexuel affiché. Mais pour subvenir à ses besoins – il adore le luxe – il se lance dans l’arnaque à l’assurance. Cela devient vite trop important, et il finit par la case prison.

Gay, Gay, Gay !

C’est là qu’il rencontre l’amour de sa vie, Phillip Morris. Il fera tout pour vivre avec lui le plus longtemps possible, montant des évasions, des arnaques judiciaires et des fraudes financières de très grande ampleur.

Grande comédie avec une histoire juste assez provoc, I Love You Phillip Morris marque par sa fraîcheur. Jim Carrey revient à ses grands talents de comédien comique. Leslie Mann, qui était déjà à l’affiche de Disjoncté en 1996  vient rejouer une seconde fois avec Jim. Et Ewan McGregor nous livre un personnage homosexuel délurée, mais tout en pudeur.

Ah ! Leslie Mann !

Mini Critique

L’histoire est tirée d’un vrai roi de l’évasion américain, Steven Russel. Mais le film fait moins la part belle aux évasions qu’à  l’amourette de prison rocambolesque. Le film est dynamique, surtout dans sa première partie, avec des images très colorées et vives. Le jaune est à l’honneur. Et bien qu’on ne s’ennuie que très peu, je me suis retrouvé un peu sur ma faim.

Ah ! L'amour en prison !

Au risque de choquer, j’ai trouvé l’histoire bien trop conventionnelle. Les fraudes à l’assurance, c’est marrant cinq minutes. La fraude financière grosse comme une maison, pareil, on n’y croit pas des masses. Et surtout, j’ai moins ressenti au cours du film cette attaque permanente contre les codes rigides de la société. L’homosexualité des deux personnages ne leur pose jamais aucun souci (ce qui n’est pas évident dans le sud des Etats-Unis pendant les années 80). Et finalement, au lieu d’inverser les valeurs courantes, ce film nous oblige à y replonger profondément, en ayant au passage bien rigolé de l’excentricité de Steven Russel.

On ne peut que remercier Jim Carrey d’interpréter avec toujours autant de fantaisie ses personnages. Et depuis sa période des années 90, il a appris à ne pas en faire trop, à rajouter de la nuance et du sentiment pour les passages dramatiques. En ce sens, I Love You Phillip Morris montre qu’il a trouvé un équilibre de jeu qui ne peut que produire de bonnes choses par la suite.

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1 commentaire

Classé dans Cinema, Comédie Américaine

Une réponse à “I Love You Phillip Morris

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