Fantastic Mr. Fox

Après nous avoir emmené chez les génies, sous l’océan et au cœur de l’Inde, Wes Anderson nous emmène en forêt pour un film d’animation joyeux et réussi.

Il existe bien un style Wes Anderson. Dandysme assumé, lenteur des mouvements, plans fixes détaillés avec jeux de couleurs. Des dialogues lents dans lesquels on sent pourtant poindre la lutte et le chaos, sans qu’ils ne viennent troubler l’image projeté à l’écran. Fantastic Mr. Fox reprend le code Wes Anderson, mais pour notre plus grand plaisir c’est beau et réussi.

Devenir père cela vous change un homme. C’est le dur début des ennuis pour Mr. Fox. Malgré sa classe et son charme ravageur, il doit abandonner la grivellerie pour subvenir autrement au besoin de toute la petite famille. Jusqu’au jour où ressurgit l’idée chez lui de faire un dernier « gros coup ».

Mr. Fox, Toujours la Classe

Le pitch pourrait faire penser à un film de braquage ou une comédie sur les trentenaires. Il n’en est rien. Fantastic Mr. Fox est un film d’animation et d’aventure.

Le retour au stop-motion

A l’heure où les studios foncent vers la 3D et où Pixar représente le must de l’animation, sortir un film en stop motion semble totalement désuet. Marque de dandyisme supplémentaire ? Peu importe, le résultat est magistral et utilisé à la perfection. Les détails des scènes sont tout simplement magiques et on a vraiment l’impression de vivre avec ces petits personnages les aventures les plus folles. Le grand soin apporté aux couleurs est également remarquable.

En Famille

L’aventure

Le scénario est simple, efficace et assez rythmé. J’avoue que les films de Wes Anderson ont parfois tendance à m’ennuyer lorsqu’ils partent en bavardage interminables. Avec le format de l’animation, les lenteurs ont une forte tendance à diminuer, tant mieux.

Et les personnages sont tout simplement parfaits. Mr. Fox a la classe. Il est élégant en toutes circonstances, charmeur et un poil vantard. George Clooney qui double le personnage est juste parfait. Mention spéciale à Ash, l’ado en pleine crise. Le personnage est tellement bien construit qu’il en devient presque agacant. Mais il résume à lui tout seul la sensation de l’enfant en crise dans sa famille et la difficulté de relations père-fils.

Il faut avouer que le film n’est pas spécialement fait pour les enfants. Son côté intellectuel branché (très Wes Anderson) en fait un objet à part. Malgré l’histoire simplissime et l’animation, les sujets abordés sont bien plus profonds qu’il n’y paraît. Mais cela m’a tellement plu !

Pour ceux qui ne croiraient toujours pas qu’il existe un style Wes Anderson, je vous laisse admirer cette superbe parodie dans laquelle Spider Man rencontre le réalisateur texan.

PS : Le Balzac a bien changé. Alors que j’y allais très régulièrement lorsque j’étais lycéen. Hier, attente extrêmement mal gérée, retard dans le début de la séance (et heureusement pas de bande annonce) et coupure inopinée au milieu du film. Bien triste

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