Lost : The End

Des articles en pagaille qui s’accumulent. Du retard, du travail, de la flemme. Mais l’événement était trop important pour oublier de faire une note dessus. Promis, je ferai la critique des épisodes manquant, en particulier Across The Sea qui était sûrement l’un des plus importants de la saison.

Voilà, c’est fini. Dimanche matin pour nous pauvres européens, la saga Lost a tiré le rideau, pour la dernière fois. Pas d’attente frénétique en vue d’une saison à venir. Mais aussi des manques, des vides, des questions qui resteront à jamais irrésolues. Sentiment mitigé. Certains poussent des cris d’orfraie, crient au scandale et demandent des explications.

Mais Lost est une série entière dont il faut accepter les tourments et les défauts pour profiter du plaisir qu’elle procure. Attention, on va SPOILER.

Lorsque l’épisode s’est terminé, j’ai cru comme beaucoup que l’on s’était légèrement moqué de moi. Une partie du final tourne au mauvais Indiana Jones avec son temple caché, la seconde est une métaphore religieuse pleine de vide ou plutôt de faux sens.

Bien évidemment, j’ai versé ma petite larme lors des nombreuses scènes de réunion. Comme beaucoup j’étais heureux de revoir Juliette, bien que cela semblait tellement joué d’avance. Et Charlotte est toujours aussi belle. Et Charlie est vraiment génial. Et Desmond est tout simplement un dieu vivant.

Mais j’avais l’impression d’être un orphelin délaissé. Aucune vraie réponse aux questions que l’on s’est posée pendant tant d’années.

Quelques heures ont passé depuis ma déception. Et je dois dire que je suis sur le point de changer totalement d’avis. Malgré des scores d’audience un peu bas, malgré un buzz qui finalement n’a pas eu d’effet gigantesque, les créateurs de cette série ont réussi un coup de génie. Cet épisode est de loin une des meilleures conclusion que l’on pouvait donner. Attention, cela mérite quelques éclaircissements qui apparaîtront par la suite.

Les deux questions qui ont dirigé Lost depuis ses débuts (je parle des premiers épisodes de la saison 1) sont déterminisme/libre arbitre et science/foi. C’est le coeur de l’équation, l’épicentre vers quoi tout est tourné. Certains sont contraints, par leur passé, par les événements, à suivre certaines voies. D’autres font tout pour en sortir, avec ou sans succès. L’île nous a montré cela de toutes les façons possibles.

Les autres questions ne sont que des lubies, des intérêts passagers, et finalement, lorsque l’on se pose quelques instants et que l’on réfléchit, on voit qu’il y a un sens qui parcourt l’histoire. Ce n’est pas aussi linéaire et explicatif que Les Experts, mais cela existe et crée une trame cohérente. Je pense qu’il y a peu de doute à avoir sur la provenance des ours polaires, ou le sens des fameux chiffres, ces réponses existent et ne nécessitent pas des minutes de dialogues inutiles (genre Jack qui demande Flocke : au fait, avant de détruire l’île, d’où viennent les Ours Polaires ? Alors fiston, les ours ont été…).

Cet épisode final répond donc à la question qu’il s’est toujours posé. De plus, certaines intrigues secondaires ont montré leurs défauts dès leur apparition. On voit que le mystère des naissances sur l’île est bancal depuis longtemps. On devrait le rattacher à l’électromagnétisme de l’île mais c’est faible. Et finalement mieux vaut le laisser de côté.

Pour revenir aux dernières minutes du dernier épisode. Je ne suis clairement pas convaincu ni satisfait, mais je dois avouer que l’ensemble est cohérent. Il forme une belle histoire que l’on pourra se remémorer au coin du feu. C’est le final des héros, mâtinée d’une bonne dose de théologie de comptoir. Peu intéressant, mais émouvant et fonctionnel. Puis la théorie de la mort peu expliquée est finalement très bien. Elle est digne des fans de Lost qui passeront comme moi les deux prochaines années à se demander comment Hugo et Ben ont régi l’île. On se demandera ce qu’a bien pu devenir Richard. Ou encore si Claire et Kate ont pu élever Aaron.

Les gens veulent souvent des explications simples. Mais rien n’est simple à expliquer. Et souvent d’ailleurs, les solutions affadissent l’ensemble de l’oeuvre. Je suis sûr que n’importe quelle théorie fumeuse sur l’origine exacte de l’île aurait brisé tout le mystère nécessaire à sa crédibilité et sa réalité.

Merci Lost.

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1 commentaire

Classé dans Lost, Non classé, Saison 6, Series TV

Une réponse à “Lost : The End

  1. Eriolle

    Je viens de survoler tout ça, moi je suis d’accord que Lost doit rester mythique et pour cela, certains points doivent rester sombres, mais je pense que certains mystères trop importants restent sans réponses. Ce qui me dérange le plus c’est que les réalisateurs ont TOUJOURS clamé dans leurs interviews qu’il y avait une fin cohérente à toute la série, qu’elle était déjà écrite dès le début, bla bla bla… Et c’est précisement ça qui m’ennuie, le fait qu’ils aient promis des réponses, qu’on s’attendait donc à une explication, et qu’il n’y en a pas
    Soit car le projet était trop ambitieux et qu’ils n’ont pas su l’éclaircir, soit par manque de temps à cause de la baisse de l’audience et de la fin de la série. Mais si c’est cela, ils auraient du moins s’écarter dans la dernière saison et plutot résoudre les mystères déjà en cours…

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