Gossip Girl

Il y a deux semaines s’achevait la troisième année des aventures de B, S, N, Chuck et les autres. Trois ans à écouter ce même générique qui nous murmure les secrets les plus intimes de l’Upper East Side.

En tant que midinette non affirmée, j’ai regardé bien sagement la plupart de cette saison d’un coup, la semaine passée. Et malgré une inculture totale dans le monde de la mode (si bien que même étant Français, on s’aperçoit qu’on ne sait pas immédiatement ce que signifie Y.S.L.), on s’accroche assez vite à cette histoire pourtant très cliché de la jeunesse dorée new yorkaise.

Le jeunesse dorée est un mythe et une histoire absolument géniale pour toute série adolescente. Avec eux on peut traiter des sujets qui nous concernent tous (les relations, les secrets, les amitiés) et plus particulièrement les ados ou vieux enfants (le passage à l’âge adulte, le choix de la raison, le grain de folie) sans jamais se poser aucune question de réalisme, ou même de budget. Dans Gossip Girl, les factures de téléphone se chiffrent avec plusieurs 0, les voyages ont toujours lieu en voiture privée ou en hélicoptère, ca ne choque personne, c’est drôle, on adore.

Et puis Gossip Girl c’est le choix totalement assumé d’une trame scénaristique tellement fine qu’on peut la manipuler dans tous les sens. Pas d’arcs de très longues durée, aucune situation annoncée n’est définitive, aucune émotion ou sentiment ne peut durer plus de deux épisodes. Tout va vite, tout est instantanée, comme l’est cette génération accroc à Facebook, Twitter et Gossip Girl. On notera que pour le petit ami geek, tout est là. Les ordinateurs sont toujours les derniers disponibles, on évoque même Google Latitude et on emploie le verbe « to bing ». Autant dire que le parent réfractaire à la technologie va se sentir perdu vite fait.

Comme toute bonne série pour adolescent, les parents occupent une place importante. Ils rappellent sans cesse qu’ils ne sont que de grands enfants, avec leurs problèmes de couple. Mais simplement eux se doivent d’avoir des réactions raisonnables et raisonnées, et en particulier d’insuffler un peu de morale quand tout part dans le décor.

Je ne voudrais pas dévoiler les secrets de cette saison 3, mais signalons quelques points. On a droit à du duel politique à l’américaine, à une apparition très longue durée de Hilary Duff (ah Lizzie McGuire, que tu m’avais manqué), à l’apparition express de Willa Holland (Kaitlin ! Kaitlin ! Kaitlin !), à du « Bitch », à de la cuisine polonaise, à des plans à trois, et même à des faux méchants gentils docteurs.

Rien que pour Hillary et Willa j’en redemande.

J’avoue pour ceux qui me connaissent que je dois confesser un petit air de Nate Archibald (Chace Crawford), toutjours aussi chevaleresque. Certes, il n’a pas la carrure de son meilleur ami Chuck (Ed Westwikck), mais il est pas si mal non.

Côté filles, Blair (Leigthon Meester) et Serena (Blake Lively) sont toujours superbes. Parfois sottes, nunuches, mais superbes. Mention spéciale à Jenny Humphrey (Taylor Momsen) qui nous quitte quelques temps pour aller pousser la chansonnette avec les Pretty Reckless (on les a entendu sur la BO de Kick Ass).

Les autres sont très sympathiques mais souvent inutiles.

XOXO Gossip Girl

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Series TV

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s