Tamara Drewe

La Belle Gemma et son fameux mini short

Longue Pause. Travail, vacances, difficile reprise après la fin de Lost (passés très proche de l’état dépressif avancé). Beaucoup de temps passé au cinéma dernièrement. Et un film qui m’a profondément réjoui hier soir.

Lorsque l’on m’a proposé d’aller voir Tamara Drewe, j’avoue que j’ai eu un moment d’hésitation. Un film de Stephen Frears, qui se voudrait une comédie, apprécié par Télérama. Cela sentait le film où l’on pique du nez rapidement alors qu’une assemblée plutôt âgée rigole goguenarde aux blagues des deux héros.

J’ai répliqué sur le ton de la plaisanterie que 2h de films avec Gemma Aterton en mini short ne pouvaient être déplaisante. Bien m’en a pris. Ce film est un véritable petit bijou de l’été. Une perle.

Stephen Frears signe ici une belle et cocasse comédie britannique, en sublimant un style un peu ringard par des plans magnifiques et une histoire qui confine souvent à l’absurde. C’est simple, le rire était présent pendant la quasi-totalité de la séance. Presque chaque plan est une réussite. Cela reste léger, cela reste simple (on est loin de la complexité cinématographique), mais cela est diablement efficace.

Tout d’abord l’intrigue. Un village paumé dans la campagne anglaise. Une bande d’écrivains plus ou moins râtés qui prennent résidence pour écrire leur prose. Un jardinier qui semble plus souvent montrer ses pectoraux au soleil que travailler. Et Tamara Drewe. La pénétrante et intriguante Tamara Drewe. De retour au pays, après avoir lancé sa carrière de journaliste. Avec un détail qui change, elle s’est fait refaire le nez.

Amourettes et amours perdus. Trahisons, séductions et sentiments dissimulés. Tout est bon pour nous faire rire. Tamara Drewe, avec son nez refait, est tout simplement parfaite. Le jardinier lui rappellera d’ailleurs qu’il lui suffit de battre des cils. Et c’est ce qu’elle fera, pas toujours à bon escient.

Les personnages et le cadre ressemblent à s’y méprendre à ceux d’un vieux policier anglais. Sauf qu’en guise de cadavre, on retrouve Tamara et ses conquêtes, son passé trouble. Pour rendre joyeux tout ce petit monde, Stephen Frears introduit des éléments de pure comédie comme le batteur déjanté, l’écrivain américain en mal d’inspiration et surtout les deux petites chipies du village vivant par la procuration des magazines l’effervescence de la ville.

Acidulé, comme un bonbon, cette comédie se déguste juste fraîche, après une terrasse parisienne. Elle coule doucement vous entraînant dans un monde presque imaginaire ou la superficialité et l’absurde l’emportent.

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